9 janvier 2014

Les lobbies: Mode d'emploi




On entend souvent parler de conflits d'intérêts. Le conflit d'intérêt est un mélange des genres où l'intérêt général est compromis par des intérêts privés. En voici une  illustration qui confine au cas d'école :
la SFRP - Société Française de Radioprotection.
Cette Société de Radioprotection, dont les membres bienfaiteurs sont entre autres Areva, GDF-Suez, l'IRSN, se donne un mal de chien pour nous faire croire que le nucléaire est une technologie sûre.

La SFRP comporte également une Section Rayonnement Non Ionisants qui s'occupe des nouvelles technologies sans-fil. Elle se propose de traiter la "perception" et l'évaluation des risques sanitaires, entre autres...

On trouve là des organismes publics (mais à caractère public ET commercial - dont les salariés sont donc partiellement rémunérés par vos impôts) comme l'INERIS, le CSTB, la SNCF, etc.
Mais on y trouve aussi un représentant de Bouygues Télécom, un scientifique membre du conseil scientifique de Bouygues Télécom (déjà officiellement convaincu de conflit d'intérêt), un scientifique ancien membre du conseil scientifique de Bouygues Télécom et membre de l'Académie de Médecine, un médecin EDF qui professe encore qu'on se porte à merveille lorsqu'on vit sous des lignes à haute tension, et la Présidente est chercheuse pour l'armée, membre de Minatec, un campus d'innovations dans les nouvelles technologies et les nanotechnologies. Mme la Présidente est par ailleurs Expert pour l'ANSES, agence de sécurité sanitaire qui jure qu'elle est un parangon d'indépendance et qui fait autorité pour les pouvoirs publics !

Nous avons donc là des représentants industriels, des scientifiques, qui travaillent pour eux et qui servent concrètement à ralentir la connaissance scientifique et la prise de mesures concrètes de protection en niant les risques sanitaires. On trouve côte à côte des gens qui sont fonctionnaires et d'autres qui se présentent comme "indépendants" et qui servent d'experts officiels... Ils se sont gentiment mis tous sur la même photo - drôle de mélange non ?

Et dire qu'il y a encore des gens, mal informés sans doute, qui se demandent pourquoi le débat sur les risques sanitaires liés à l'exposition aux technologies sans-fil fait rage !

Le 23 janvier, une proposition de loi devrait être présentée à l'Assemblée pour "encadrer" le développement des nouvelles technologies et tenter d'en limiter les risques...
Question : passera-t-elle ou sera-t-elle renvoyée aux oubliettes comme l'année dernière grâce à de puissants lobbies ? 


Etienne CENDRIER
Porte-Parole national

12 décembre 2013

Meme les américains en souffrent...

Un membre de notre association a adressé ce petit mot à ses amis par internet et nous vous en faisons profiter, il semble qu'en Amérique les choses commencent à bouger, le lien est en bas de page.
Chers tous
Je crois que vous avez compris que je soutiens les associations ‘’lanceurs d’alertes’’ sur les dangers des ondes électromagnétiques sur la santé qui sont générés par l’industrie de la téléphonie mobile.
Je soutiens aussi tous ces malades de plus en plus nombreux qui sont déjà victimes de cette industrie.
C’est une nouvelle pollution environnementale, invisible mais réelle. Elle est partout, même dans l’école de nos enfants.
Une nouvelle technologie qui n’est régie par aucune loi et commercialisée sans aucun principe de précaution malgré toutes les alertes scientifiques. (Dans la vidéo)
Active, j’essaie d’informer le maximum de personnes soit par le biais associatif ou par mon réseau personnel.
Vous êtes ma famille, mes amis. Ce message vous est transmis du fond du cœur. Regardez cette vidéo.
Elle vous servira peut-être de support pour en discuter avec vos enfants et pour changer vos habitudes et celles de votre famille.
Bientôt les fêtes de fin d’année : Achats de portables et de tablettes en masse, malgré les risques sur la santé quand aucun principe de précaution n’est appliqué. (Voir conseils dans la vidéo)
On peut aussi se taire ! Mais moi je dis non au silence, car une grande proportion de maladies pourrait ne jamais voir le jour si toutes ces pollutions environnementales n’existaient pas. (Dans la vidéo)
Et n’hésitez pas à faire suivre cette information à ceux qui vous sont chers et aux autres…
Sylvie

2 octobre 2013

ETUDE : Tripler les antennes afin de diminuer les seuils!

Selon des travaux publiés lundi par le gouvernement, il faudrait au moins tripler le nombre d'antennes-relais pour garantir aux Français une "faible exposition" aux ondes, tout en conservant une couverture mobile satisfaisante.
Trois fois plus d'antennes-relais. Voici ce qui serait nécessaire pour préserver une couverture mobile "satisfaisante" tout en garantissant une "faible exposition" des Français aux ondes selon des simulations menées dans cinq villes et publiées lundi par le gouvernement.

0,6 volt par mètre, un seuil de sécurité sanitaire
Le Copil, un comité issu du Grenelle des ondes en 2009 réunissant l'Etat, les opérateurs de téléphonie, les élus locaux et les associations, était chargé d'"étudier la faisabilité du projet. A savoir, une réduction de l'exposition du public aux ondes" sous le seuil de 0,6 volt par mètre, défendu par des associations comme un "seuil de protection" sanitaire. Ce comité a chapeauté des travaux visant à simuler un tel abaissement dans plusieurs villes (Paris XIVe, Grand-Champ (Morbihan), Grenoble, Lavelanet (Ariège) et Thiers (Puy-de-Dôme) puis à calculer le nombre d'antennes qu'il faudrait rajouter pour préserver la qualité de couverture.
Verdict: "90% des niveaux d'exposition modélisés sont inférieurs à 0,7 V/m et 99% à 2,7 V/m, d'après un état des lieux mené en 2010 et 2011 dans seize zones pilotes, alors que les valeurs limites réglementaires sont comprises entre 40 V/m et 61 V/m pour les fréquences utilisées par la téléphonie mobile", indique le rapport de synthèse remis lundi aux ministres de l'Ecologie et de l'Economie numérique.

Tripler les 50.000 antennes-relais actuelles
Or d'après des simulations numériques, l'abaissement de l'exposition à 0,6 V/m "s'accompagnerait d'une forte déterioration de la couverture réseau, en particulier à l'intérieur des bâtiments": de 82% en intérieur à Paris XIVe par exemple. Si un tel abaissement était mis en oeuvre, il faudrait alors multiplier le nombre d'antennes "par un facteur au minimum égal à trois", selon ce rapport. Sachant que selon l'Agence nationale des fréquences (ANFR), il y a actuellement environ 50.000 antennes-relais de téléphone mobile en France.
Cet état des lieux, mené en 2010 et 2011, n'inclut toutefois ni le réseau 3G de Free Mobile ni les réseaux 4G récemment ouverts au public, précise le rapport, qui souligne que le déploiement de la 4G "devrait s'accompagner d'une augmentation de l'exposition du public" aux ondes de l'ordre de 50%.

Du reste, si l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé en 2011 les ondes comme potentiellement cancérigènes, les opérateurs préfèrent s'appuyer sur le dernier avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), datant de 2009, pour écarter tout danger. Un avis que l'agence doit cependant actualiser prochainement.

4 juillet 2013

Organisation des associations pour la protection contre les ondes

Après l’annonce de l‘abandon de l’implantation d’une antenne de téléphonie mobile Bouygues à Saurat (voir notre édition du 31 mai), combat dans lequel l’association Robin des toits a efficacement épaulé le collectif local, l’association nationale a souhaité regrouper les responsables locaux et faire le point des avancées.
Une réunion s’est tenue jeudi à Tarascon. Elle a rassemblé autour d’Anne-Laure Mager, Yves et Geneviève Mager (responsables des Robins des toits pour les Pyrénées-Orientales) Jean Dupuy, de Saurat ; Odette Soum, du collectif contre les antennes THT ; Krystel Collet, de l’association James-Collet ; Sylvie Lisant, de Pamiers, et Paul Subra, de Cadirac Avenir. Le choix de Tarascon était hautement symbolique : «C’est ici qu’en 2008 le maire Alain Sutra a refusé, pour la première fois en Ariège, l’implantation d’une antenne sur son territoire. Avec son appui et celui de la population (une pétition avait circulé et recueilli plus de 1 200 signatures en quelques jours), ce projet d’Orange avait été abandonné».

Se structurer pour avancer

D’autres projets ariégeois n’ont pas obtenu le soutien des élus, et «sans eux, rien n’est possible».
Pourtant, la lutte, même longue et difficile, peut aboutir, des exemples d’actions menées à Saurat ou dans les Pyrénées-Orientales, par exemple, en font foi. Pour fédérer les collectifs et les volontés et mettre son expérience au service d’une lutte citoyenne, Robin des toits Ariège devient la Coordination antennes Sud Ariège-Aude-P.-O. Cette nouvelle association entend, dans l’immédiat, sensibiliser les élus par le biais de l’Association des maires de France, mais aussi relancer le combat à Cadirac ou proposer des solutions concrètes en vue de la création de zones protégées, sans ondes artificielles, pour les personnes électrosensibles.
Autres objectifs de cette association : être plus visible dans les médias et venir en aide aux personnes en souffrance.
On peut la rallier au 04 68 37 16 48 ou à l’adresse coord66@ymail.com
La Dépêche du Midi

3 mai 2013

Un observatoire des Ondes sur Toulouse

Avec l'arrivée de la 4G sur les réseaux mobiles, la forêt des antennes-relais va encore connaître une poussée. Un casse-tête pour les communes, souvent écartelées entre les sollicitations pressantes des opérateurs et l'inquiétude légitime des riverains sur les émissions électromagnétiques. D'où l'idée d'Exem, une start-up implantée à Labège Innopole, de lancer un Observatoire des ondes. «Nous proposons aux collectivités d'installer des stations de mesure des champs électromagnétiques sur leur territoire», explique Guilhem Astre, le directeur de ce laboratoire agréé. Les données recueillies, rafraîchies toutes les heures, seront disponibles sur un portail Web*. Les mairies pourront choisir de rendre, ou pas, ces informations accessibles au public. Quoi qu'il en soit, elles disposeront d'une cartographie de l'exposition de leurs populations aux ondes. «C'est un outil d'aide à la décision qui peut faciliter les relations avec les opérateurs», résume Guilhem Astre.

Impacts sanitaires


Une proposition étudiée de près par Pascal Boureau, l'adjoint à l'Environnement de la commune de Blagnac, pas mal sollicité en ce moment par les nouveaux opérateurs. «Cet Observatoire permet de préserver la population des impacts sanitaires de la téléphonie mobile et de surveiller en particulier les zones sensibles comme les crèches ou les établissements scolaires», estime l'élu. Le Blagnacais participe à un groupe de travail de la Communauté urbaine qui «s'intéresse à la démarche». Il envisage à terme «une information transparente du public», sur le modèle des mesures de la pollution atmosphérique délivrées par l'Observatoire régional de l'air. On imagine déjà les opposants aux antennes-relais cliquer compulsivement sur les courbes de l'Observatoire. Pourtant, Marie-France Hébrard du collectif Antennes 31 reste prudente. «La transparence ne résout pas tout, assure-t-elle. Ce qu'il faut absolument, c'est légiférer sur les seuils d'exposition.»
Hélène Ménal