7 décembre 2012
7 novembre 2012
22 octobre 2012
TELEPHONES MOBILES ET TUMEURS DU CERVEAU
TELEPHONES MOBILES ET TUMEURS DU CERVEAU:
LIEN CONFIRME PAR LA COUR DE CASSATION D’ITALIE
Le 18 Octobre 2012, la Cour Suprême de Cassation italienne a confirmé la décision de la Cour d’Appel de BRESCIA, Italie, en référence aux poursuites entamées par M. Innocente Marcolini, cadre supérieur de 60 ans souffrant d’une tumeur au cerveau contractée suite à l’utilisation intense du téléphone cellulaire (mobile et sans fil) au travail – 30 heures par semaine pendant 12 ans.
Les Juges de la Cour Suprême:
1) ont confirmé la validité des références scientifiques citées par le consultant technique de Brescia et par le Pr. Levis, oncologue à l’Université de Padoue et co-fondateur de l’Association italienne pour la prévention contre les nuisances des ondes électromagnétiques A.P.P.L.E.;
2) ont expliqué une fois de plus les raisons des divergences entre les conclusions alarmantes du Groupe Hardell, groupe de scientifiques indépendants, et les études dont les conclusions excluent tout lien entre l’usage du téléphone mobile et la santé, telles l’étude Interphone, ou les études mises en avant par l’IARC, l’ICNIRP, l’OMS, les compagnies internationales et nationales de téléphonie mobile;
3) ont reconnu une fois de plus la présence de conflits d’intérêt dans ces nombreuses études et institutions, et donc de biais créé par des financements provenant d’entreprises, afin de rejeter les résultats des études scientifiques menées dans ces contextes;
4) ont noté le principe général – applicable à toutes les pathologies et leurs causes liées aux conditions de travail – selon laquelle la "certitude raisonnable" du lien de cause à effet peut dans tous les cas être pris en considération.
Ce jugement a rencontré l’opposition des institutions officielles italiennes (Institut National de la Santé de Rome, et le Procureur Général de la République) – oppositions qui furent rejetées lors du procès.
Il établit un précédent pour d’autres cas de tumeurs contractées suite à l’exposition professionnelle, et pourrait ouvrir la voie à la reconnaissance et à l’indemnisation d’une plus large variété de pathologies aiguës résultant de l’exposition aux champs électromagnétiques.
Les technologies concernées:
Les téléphones portables, DECT, GSM, 3G, 4G, WIFI, WIMAX, BLUETOOTH, RFID, compteurs communiquants type LINKY, etc.
L’association nationale Robin des Toits salue le courage et l’indépendance des juges italiens, et celui des scientifiques indépendants de l’association A.P.P.L.E. - Ce procès montre les énormes contradictions et prises d’intérêts dans les hautes sphères du pouvoir ; il est urgent que la vérité soit dite au public afin d’enrayer l’épidémie de cancers débutante.
Conséquences :
- Les politiques à tous niveaux sont devant des faits confirmés par la Justice au plus haut rang.
Des mesures réglementaires de protection de la population, dont les termes sont connus, sont à prendre d’urgence.
- Dans les prises de position publiques, la formule « débat scientifique » est devenue obsolète.
21 septembre 2012
Et maintenant la 4G et 7 V/m !
La nouvelle Charte de Paris marque un vrai recul.
Le Conseil de Paris avait donné mandat à l’Exécutif parisien pour négocier un seuil d’exposition se rapprochant de 0,6 V/m – seuil de précaution sanitaire –
Avec cette nouvelle Charte, nous en sommes très loin : 5 V/m pour le 2 et 3 G, et 7 V/m pour la 4G.
La Ville « ouvre » ses toits au déploiement de la 4G qui n’a fait l’objet d’aucune étude d’impact sanitaire avant son lancement sur le marché, contrairement à ce que demande Robin des Toits.
La Ville fait donc preuve d’imprudence et va aider les industriels à traiter – une fois de plus – la population en cobaye.
Il y a également un recul démocratique car on ne parle plus dans cette Charte de « conflits locaux ».
En clair, on tente de réduire la concertation et d’aider au déploiement.
En positif : les seuils de 5 et 7 V/m, même s’ils restent très élevés et partant très dangereux, ont le « mérite symbolique » de casser les seuils légaux de 41, 58 et 61 V/m.
En conclusion : il faut une loi qui fasse appliquer le principe de précaution – 0,6 V/m – qui reconnaisse l’électrohypersensibilité et impose des politiques publiques d’égalité d’accès et qui redonne aux élus locaux les pouvoirs en matière d’implantation d’antennes-relais que le Tribunal des Conflits leur a retirés.
Etienne CENDRIER
Porte-Parole national
24 août 2012
Senat et antennes relais
De Colomiers à Launac, en passant par Mondonville et Brax, les projets d'antennes relais sont multiples dans l'Ouest toulousain. Certains ont été abandonnés, d'autres suscitent toujours des préoccupations dans la population.
PRINCIPE DE PRÉCAUTION
Sénatrice de la Haute-Garonne et élue de Blagnac, Françoise Laborde a remis l'épineux dossier à l'ordre du jour, cette semaine, lors des questions orales au gouvernement. «Le déploiement des réseaux de téléphonie mobile s'accompagne de la dissémination d'antennes relais, qui inquiètent les riverains, par exemple à Mondonville, Launac où Balma, en Haute Garonne», argumente la sénatrice. «Il y a plus d'un an, l'OMS classait les fréquences électromagnétiques comme potentiellement cancérigènes ; elles pourraient être responsables d'autres pathologies, notamment de la moelle épinière. L'académie américaine de médecine environnementale a récemment tiré la sonnette d'alarme. Le précédent gouvernement n'a rien fait, à part organiser une table ronde. L'arrêt du 26 octobre 2011 du Conseil d'État, qui limite les pouvoirs des maires en matière d'implantation des antennes, est préoccupant. Il est urgent d'appliquer enfin le principe constitutionnel de précaution, comme l'ont fait le Chili et plusieurs États européens en abaissant les seuils d'émission.
Je demande qu'une expertise scientifique indépendante soit lancée et que les mécanismes de gouvernance soient revus».
RÉPONSE DE LA MINISTRE
Une question à laquelle Michèle Delaunay, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de l'autonomie, a donné une réponse. «Les inquiétudes que vous relayez sont légitimes», estime la ministre. «Le décret du 3 mai 2002 a fixé des plafonds d'émission, conformément à la recommandation du Conseil de l'Union européenne, reprenant les préconisations de la Commission internationale d'experts indépendants retenant le seuil de 61 volts par mètre. Certains États membres - Belgique, Italie et Luxembourg notamment - ont introduit des limites restrictives dans les lieux de vie. Ces seuils ont été fixés de manière arbitraire, reconnaissons-le. Une étude a été lancée par le précédent gouvernement en février 2012 : il faut soutenir toute initiative de ce genre. Mais cette étude, financée par l'État, n'a été accompagnée d'aucune concertation préalable, notamment avec les associations. Madame Touraine s'est saisie du dossier ; son cabinet a reçu toutes les associations».
DEMANDE DE MORATOIRE
Des propos jugés encourageants par la sénatrice de Haute-Garonne qui a cependant précisé que : «La concertation est un préalable. Nos concitoyens sont inquiets ; la santé publique doit primer sur les intérêts privés. Dans les zones rurales, où les émissions sont plus fortes, il faudrait peut-être plus d'antennes, moins puissantes. Peut-être faut-il envisager un moratoire ?».
Inscription à :
Commentaires (Atom)