3 mai 2013

Un observatoire des Ondes sur Toulouse

Avec l'arrivée de la 4G sur les réseaux mobiles, la forêt des antennes-relais va encore connaître une poussée. Un casse-tête pour les communes, souvent écartelées entre les sollicitations pressantes des opérateurs et l'inquiétude légitime des riverains sur les émissions électromagnétiques. D'où l'idée d'Exem, une start-up implantée à Labège Innopole, de lancer un Observatoire des ondes. «Nous proposons aux collectivités d'installer des stations de mesure des champs électromagnétiques sur leur territoire», explique Guilhem Astre, le directeur de ce laboratoire agréé. Les données recueillies, rafraîchies toutes les heures, seront disponibles sur un portail Web*. Les mairies pourront choisir de rendre, ou pas, ces informations accessibles au public. Quoi qu'il en soit, elles disposeront d'une cartographie de l'exposition de leurs populations aux ondes. «C'est un outil d'aide à la décision qui peut faciliter les relations avec les opérateurs», résume Guilhem Astre.

Impacts sanitaires


Une proposition étudiée de près par Pascal Boureau, l'adjoint à l'Environnement de la commune de Blagnac, pas mal sollicité en ce moment par les nouveaux opérateurs. «Cet Observatoire permet de préserver la population des impacts sanitaires de la téléphonie mobile et de surveiller en particulier les zones sensibles comme les crèches ou les établissements scolaires», estime l'élu. Le Blagnacais participe à un groupe de travail de la Communauté urbaine qui «s'intéresse à la démarche». Il envisage à terme «une information transparente du public», sur le modèle des mesures de la pollution atmosphérique délivrées par l'Observatoire régional de l'air. On imagine déjà les opposants aux antennes-relais cliquer compulsivement sur les courbes de l'Observatoire. Pourtant, Marie-France Hébrard du collectif Antennes 31 reste prudente. «La transparence ne résout pas tout, assure-t-elle. Ce qu'il faut absolument, c'est légiférer sur les seuils d'exposition.»
Hélène Ménal

2 avril 2013

REUNION ONDES le 17 AVRIL

Antennes 31 et les Amis de la Terre vous invitent à une conférence-débat :
le mercredi 17 avril à 20h30
Salle du Sénéchal, rue de Rémusat, Toulouse
 
 
Par ordre d'intervention:
 
 Dr Patrick LAVASSO  médecin : Impact des ondes sur le vivant

 Marc KHANNE  réalisateur : Témoignage après deux ans d’enquête auprès de personnes électrohypersensibles

 Claude CANCEL  préventeur : Code du travail et prévention des risques professionnels

 Dr Jean-Frédérick DELBART : médecin du travail

1 février 2013

Soutien à Marquefave

SFR a tenté de déclarer le Tribunal de Grande Instance incompétent pour l’affaire qui nous oppose. Sur certains points qui relèvent du Tribunal Administratif cela a été le cas, mais le TGI garde sa compétence pour une partie du dossier. Je vous joins une copie de l’ordonnance du juge. Ainsi, nous pouvons continuer à agir sur les deux fronts : d’une part au Tribunal Administratif contre la décision du maire de ne pas s’opposer aux travaux (il faut un permis de construire + nuisances) et d’autre part, une action directement contre SFR au Tribunal de Grande Instance.

Par ailleurs, SFR a donné un Ordre de Service à une entreprise pour reprendre les travaux. Aujourd’hui, un représentant du bureau d’études Graniou et l’entreprise étaient sur place. Ils ont indiqué à Isabelle qu’ils allaient rapidement enlever la ferraille et nettoyer le trou pour couler le béton.

Nous avons demandé à notre avocate de faire un référé suspension, qui permettrait d’obliger SFR à attendre la réponse du tribunal sur la possibilité de poursuivre les travaux ou sur l’obligation d’attendre le verdict final du tribunal. Il y a eu plusieurs affaires en France où les maires ont été mis en cause pour avoir délivré un arrêté de non opposition à une déclaration de travaux de construction d’antenne, car il faut un permis de construire. Ceci étant acté maintenant et nouveau dans notre dossier, nous pensons que le référé suspension peut aboutir favorablement.

A suivre !

En attendant d’avoir une réponse du tribunal, nous devons nous mobiliser pour intervenir et entraver la poursuite des travaux. Tenez-vous prêts à venir sur le site et, toujours pacifiquement, empêcher l’accès pour l’entreprise. Jusqu’à maintenant, cela a toujours bien fonctionné.

Merci pour votre santé et celles de vos enfants, de même que pour la préservation de votre environnement !

31 janvier 2013

COPIC et Robin des Toits


Robin des Toits suspend sa participation au COPIC
Paris, le 28 Janvier 2013


Robin des Toits vient de suspendre sa participation au COPIC (Comité d'expérimentation de l'abaissement de l'exposition du public à 0,6 V/m).
 
Robin des Toits a été à l'initiative de cette expérimentation en 2009, lors du Grenelle des Ondes.
 
A ce jour, les travaux du Copic ont montré qu'il était possible d'abaisser l'exposition du public à 0,6 V/m à Paris 14ème à condition de multiplier le nombre d'antennes-relais par trois ; à Grenoble en multipliant les antennes par 1,6 ; en revanche, nul besoin d'en rajouter à Kruth (Alsace) où l'exposition culmine à 0,3 V/m.
 
Ces résultats embarrassent les opérateurs car ils valident ce que Robin des Toits a toujours déclaré : sur le plan technique une exposition n'excédant pas 0,6 V/m fonctionne parfaitement mais à condition de reconfigurer le réseau d’antennes-relais, ce qui est moins rentable pour les industriels.
 
Or l'ANFR (Agence Nationale des Fréquences) souhaite ajouter de "nouveaux objectifs" à l’expérimentation initiale dans le but d’invalider le 0,6 V/m. Et l’association nationale Robin des Toits ne souhaite pas cautionner cette instrumentalisation de ses travaux.
 
Par ailleurs, la proposition de loi de Laurence Abeille (EELV) vient de passer en commission des affaires économiques où elle a été soumise à une cure d'amaigrissement radicale alors que la ministre de l'Ecologie Delphine Batho a, de son coté, l'intention de proposer un Projet de loi en Juin 2013 qui pourrait être bien plus favorable aux opérateurs qu’à la santé publique.
 
La ministre envisagerait-elle de s'appuyer sur les travaux biaisés du COPIC qui ont pour objet de gonfler le nombre d'antennes nécessaire à l'application du seuil de 0,6 V/m et qui seront rendus en Juin tout comme le rapport de l'ANSES  – quel timing ! – qui, lui, aura très probablement des conclusions beaucoup plus rassurantes que celles du rapport Bioinitiative 2012 ?...
 
Tout laisse à penser que le projet de loi de Madame Delphine BATHO préservera les intérêts des industriels, en "abaissant" l'exposition du public à 5 ou 6 V/m en lien avec les objectifs actuels de l'ANFR.
6 V/m est le seuil minimum acceptable pour les opérateurs, il permet de conserver le réseau d'antennes en l'état.
 
Robin des Toits suspend donc sa participation au COPIC et ce faisant "fige" les résultats actuels qui ont été réalisés de manière fiable.
Robin des Toits ne peut cautionner un projet à visée exclusivement économique qui se ferait au détriment de la santé publique.

Etienne CENDRIER
Porte-Parole national